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Mobilisation populaire contre les sanctions de la CEDEAO à Bamako : Chérif de Nioro, M5, Jeamille Bittar, Adama Ben, Allaye Bocoum… donnent le ton d’une nouvelle ère !

Jamais, le Mali dans toute son histoire démocratique n’a pu enregistrer une telle démonstration de force, pour la défense de la patrie, le patrimoine commun à tous. Ils étaient, toute la journée de ce 14 janvier 2022, des milliers de maliens de toutes catégories confondues au monument de l’indépendance de Bamako, pour riposter contre les sanctions de la CEDEAO. Par la circonstance, le ton d’aller à une nouvelle base patriotique a été émis par des leaders, au-devant de la scène révolutionnaire.

« Nous sommes dans un congrès populaire à travers cette mobilisation. Nous décrétons, à partir de ce moment, que nous, peuples du Mali, ne sommes plus dans une simple transition. On rentre dans une transition de refondation du Mali », indique le Dr. Allaye Bocoum. Aussi leader, le politique soutient : « Nous sommes dans une transition de refondation du pays, que les autorités prennent des bonnes décisions pour l’application de cela ». Dans un message qu’il a fait lire devant le public, le chérif de Nioro, Bouyé Haidara a été clair : « La communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), avec des décisions injustes contre notre pays, est complice des crimes majeurs complotés contre notre pays, dans l’intention de le détruire ». Avec ses décisions, la CEDEAO travaille par procuration afin d’exécuter des plans d’agression montés par certaines forces étrangères contre le Mali, laisse entendre le leader religieux .C’est pourquoi, enchaîne le chérif via son représentant sur la scène, l’appel a été lancé aux maliens de l’intérieur et de l’extérieur, pour se soulever comme un seul homme, contre les sanctions de la CEDEAO. Ainsi, le chérif parlant au nom de ses disciples annonce avoir rejeté « ces décisions injustes et injustifiées des Chefs d’Etat de la CEDEAO, apportant son soutien aux autorités du pays ».Il montre au monde entier que les maliens sont unis et déterminés face auxdites décisions et celles pouvant éventuellement être prises, dans l’avenir, contre le Mali. À en croire le chérif, les maliens sont forts. Une force qui, selon lui, tire sa source dans la croyance et le patriotisme. Puis de passer un message ferme aux détracteurs : « On ne s’agenouille sous aucune pression, quelle que soit sa férocité. On peut certainement souffrir. Mais cette souffrance n’est, pour nous, qu’une force de plus d’endurance et de constance ».

Sur la base de la déclaration lue par Abdoul Kader Maiga, le M5-RFP énonce condamner et rejeter les sanctions « inhumaines et injustes de la CEDEAO ».Les textes sont contre la prise des sanctions contre un pays comme le Mali qui n’a aucun coin débouché sur la mer, ajoute le M5 qu’estime qu’il s’agit d’un pur complot contre les Maliens. « Au moment où notre vaillante armée boute les forces du mal hors du pays, c’est en ce même moment que certains chefs africains tentent d’asphyxier le pays. Cela est impossible »,clarifie le mouvement appelant à l’union sacrée des maliens autour des autorités, en vue de mener le noble combat à bout. Pour sa part, Jeamille Bittar exprime que la France et ses alliés seront pris dans leur propre embuche tendue aux maliens. En colère, Jeamille invite les autorités à mettre un terme aux relations diplomatiques liant le Mali à la France. « Nous n’aimons plus la France. Elle aide les dirigeants de la CEDEAO à émettre des sanctions contre le Mali », confie le président du MC-ATT. Puis d’ajouter : « Travaillons avec honnête et droiture, la fermeture des frontières ne fait rien au Mali. On préfère mourir dans la dignité que la honte ».

Pour Adama Ben Diarra, c’est la première fois, dans l’histoire qu’une telle mobilisation se passe pour soutenir un Président. « Nous sommes un peuple pilote. Et, fait-il croire, c’est le destin de l’Afrique qui se joue au Mali ».C’est l’Afrique toute entière qui compte sur le Mali. A partir de cette date, promet le panafricaniste, « c’est le début de la fin de France-Afrique qui a sonné ». Le Mali, ce n’est ni la Côte d’Ivoire ou la Gambie, a-t-il martelé pour dire que les gens seront prêts pour riposter contre la force activée par la CEDEAO contre les autorités de Bamako. « Nous sommes un peuple intelligent, je vous (maliens) jure que la victoire finale nous appartient. Ça sera la victoire de Dieu sur le Satan, celle du bien sur le mal. On aura ce triomphe sur l’oligarchie française. La France est, à ses dires, un Satan ».

Des pancartes de soutien aux autorités de la transition, de même que des banderoles ; de t-shirts, et des drapeaux maliens et russes étaient brandis en l’air, pour montrer à telle enseigne les Bamakois étaient terminés. Plein à craquer, le géant monument était siégé par des manifestants à la fois joviaux et en colère. Joyeux parce que nombreux estimaient que ladite mobilisation marque un nouveau départ pour le pays. Et en colère parce qu’ils se disaient sûrs que la France, pays qu’ils qualifient de « Satan », n’est pas sorti du corps. C’est-à-dire, disent les manifestants, que la France n’a pas encore quitté le Mali. Dans ce public où l’on pouvait constater un chameau, les messages mentionnés sur certaines banderoles et pancartes demeuraient clairs : « Stop au génocide de la France au Mali » ; « France laisse nous vivre en paix, mort à la France et alliés » ; « A bas la France et la CEDEAO » ; « Le Mali est fier de son armée » ; « le peuple malien uni autour de ses autorités « ; « en marche pour un Mali nouveau et refondé » : « Vive le Mali, vive le colonel Assimi Goita et Choguel Kokalla Maiga…»

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