Eurafrica Sahel

Mali : EXPLOITATION MINIÈRE AU MALI : LES AUTORITES ONT DÉCIDÉ DE LEVER LA MESURE DE SUSPENSION DES PERMIS, HIER

Le secteur minier et plus particulièrement le secteur aurifère, est devenu au fil des ans essentiel pour l’économie du Mali. Ce secteur représente plus de 70% des exportations du pays et près de 10% du Produit Intérieur Brut (PIB). Ce qui est tout à fait significatif.

Toutefois, force est de constater que l’économie et le peuple Malien attendent davantage de retombées du secteur aurifère. C’est tout le sens des actions du nouveau ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, M. Lamine Seydou Traoré.

C’est pourquoi le ministre Lamine Seydou Traoré a décidé de lever la mesure relative a la suspension des activités minières. L’annonce a été faite au cours d’un point de presse qu’il a animé hier mardi 15 décembre 2020, dans son département pour expliquer les contours de cette décision.

L’objet de cette conférence de presse était d’informer les investisseurs que l’arsenal réglementaire, tant attendu, est désormais mis à jour pour le redémarrage de leurs activités.

Selon le ministre des Mines , de l’Énergie et de l’Eau, M. Lamine Seydou Traoré, il est important de comprendre que toute la chaine de valeur du secteur minier doit permettre à des entreprises locales de devenir des partenaires actifs et, de ce fait, de contribuer à créer des emplois et au développement des localités d’exploitation, conformément aux orientations stratégiques des autorités de la Transition.

« Le plus important pour un investisseur dans le secteur minier est d’avoir un cadre légal clair et une stabilité du cadre juridique et fiscal », estime le ministre Traoré.

Ensuite il dira que « le Mali regorge également d’un important potentiel de gisements de pétrole dans le nord du pays qui ne va pas tarder à être mis en valeur avec l’amélioration du contexte sécuritaire ».

Le lithium a aussi un fort potentiel dans notre pays, minerai rare très utilisé dans les véhicules électriques dont la demande mondiale va croissante.

Avec donc la mise en place de «la convention type» qui a été signée avec célérité par le Premier Ministre, il est redevenu possible les permis miniers dans un cadre juridique satisfaisant.

Selon M. Lamine Seydou Traoré, « l’enjeu futur du secteur minier au Mali est le renforcement du contrôle dans les industries extractives par la mise en place d’un organe ou d’une agence dotée de l’expertise nécessaire en ressources humaines et financières ».

C’est là également, un autre chantier sur lequel s’est engagé le Ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau.

Pour lui, « le rôle de cette agence devrait être de pouvoir réguler et contrôler le secteur minier dans un esprit de consensus mais qui permettait à l’État malien d’avoir une meilleure visibilité du secteur.

Cette agence devrait avoir comme rôle fondamental de trouver le juste équilibre entre les intérêts des investisseurs, des populations locales, des entreprises sous-traitantes et de l’État malien; lequel équilibre permettrait de maintenir le secteur minier rentable pour continuer à attirer les investisseurs et générer davantage de ressources pour l’État tout en garantissant un environnement sain et prospère pour la population et les opérateurs économiques locaux ».

DIAGNOSTIC DU SECTEUR

Afin de prendre en compte les grands changements intervenus dans l’environnement des industries extractives, le Mali a jugé nécessaire de passer en revue son secteur minier. Cela s’est traduit par un diagnostic technique et financier des activités d’exploitation minière, qui a permis de disposer d’informations techniques, financières, juridiques et fiscales pour aider les autorités à définir (…)

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LE « NOUVEL HORIZON » DU MERCREDI 16 DÉCEMBRE 2020

Related Posts