Les forces armées de Khalifa Haftar (LNA), qui contrôlent l’est et une grande partie du sud de la Libye, ont évoqué une « attaque lâche dirigée par des groupes de mercenaires et des gangs terroristes hors-la-loi », le 31 janvier.
Trois soldats libyens des forces armées du maréchal Khalifa Haftar (LNA) ont été tués samedi 31 janvier et plusieurs autres capturés lors d’affrontements avec des groupes armés dans le sud de la Libye, près de la frontière avec le Niger, ont-elles annoncé lundi dans un communiqué. La LNA a décrété une « attaque lâche dirigée par des groupes de mercenaires et des gangs terroristes hors-la-loi ».
Le communiqué évoque « trois attaques simultanées » lancées contre autant de postes : celui de Ouadi al-Toum (Toummo) à la frontière avec le Niger, le point de contrôle de Ouadi Aboughrara et un autre situé près de la passe de Salvador, une zone stratégique entre la Libye, le Niger et l’Algérie. Ce genre d’attaques sont récurrentes dans les zones frontales et régulièrement repoussées par les forces de Haftar.
Les forces de Haftar accusées de pillage des ressources
Plusieurs autres combattants ont été « bénis et un certain nombre capturés », selon le communiqué diffusé sur Facebook par le commandement de la LNA qui s’est dit déterminé à les « libérer » des mains des « gangs qui ont fui vers le Niger ».
Samedi, dans une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux – que l’AFP n’a pas pu authentifier – un groupe d’hommes en tenue militaire, portant des armes et se présentant comme « des combattants et des révolutionnaires du Sud » avait annoncé avoir pris le contrôle du poste-frontière d’al-Toum. Ils ont déploré des conditions de vie difficiles, des pénuries de carburants et de services et accusé les forces de Haftar de « piller » les ressources de leur région.
Depuis la chute du régime du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver sa stabilité et son unité. Deux exécutifs s’y disputent le pouvoir : le gouvernement d’unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU et un autre à Benghazi (Est), contrôlé par le maréchal Haftar et ses fils, qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.
