Quatre villageois ont été tués, un autre est porté disparu, et une femme grièvement brûlée à la suite d’une attaque perpétrée dans la nuit de dimanche à lundi par des « individus armés non identifiés », non loin de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé mardi l’état-major des armées ivoiriennes.
L’assaut s’est produit dans le hameau de Difita, à seulement deux kilomètres de la frontière burkinabè, une zone sensible en raison de l’instabilité persistante dans le nord du Burkina Faso, où sévissent plusieurs groupes jihadistes.
Selon le chef d’état-major, le général Lassina Doumbia, l’attaque a également entraîné l’incendie de plusieurs cases et le vol de bétail. Les assaillants se sont enfuis avant l’arrivée des forces ivoiriennes, qui ont déployé des moyens aériens et terrestres pour les intercepter.
Il s’agit de la première attaque meurtrière enregistrée sur le sol ivoirien depuis 2021. À l’époque, des soldats avaient été tués dans la localité de Kafolo lors de deux attaques distinctes en juin 2020 et mars 2021.
Face aux menaces sécuritaires croissantes, le gouvernement ivoirien affirme multiplier les efforts pour renforcer la présence militaire dans le nord. « La Côte d’Ivoire est confrontée à de nombreux défis : terrorisme, criminalité organisée, cybercriminalité, orpaillage illégal… », rappelait récemment le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, assurant que l’armée « répond avec efficacité » sur tous les fronts.
En parallèle des actions militaires, les autorités misent aussi sur la prévention, notamment à travers des programmes de développement destinés à la jeunesse dans les régions frontalières, afin de réduire les risques de radicalisation.
La situation sécuritaire reste sous étroite surveillance, alors que les relations entre Abidjan et Ouagadougou demeurent tendues. Les deux pays s’accusent mutuellement de tentatives de déstabilisation, sur fond de désaccords croissants depuis l’arrivée au pouvoir d’un régime militaire au Burkina Faso.